CulturesAlimentaires interroge le rapport et les interactions entre la personne et son environnement humain et non -humain en prenant comme angle de regard ce qui nourrit. Est-ce que cela se limite au contenu de l’assiette? Non, cela concerne aussi (et notamment) les lieux de préparation et de consommation des repas, (bureau, logement…), les odeurs qui s’échappent de ces lieux, les personnes qui partagent les espaces de vie ou de travail et les mondes numériques dans lesquels ils et elles évoluent.
D'où je viens?
Tout a commencé il y a plus de quarante ans. Je suis la deuxième fille d’un père burundais qui a vu le jour sur la terre rouge de Bujumbura et d’une mère belge née dans une modeste ville hennuyère.
Tout a continué il y a plus de vingt ans, sur les bancs de l’Université Libre de Bruxelles, alors que j’assistais à un cours de biologie dans ses rapports avec les sciences sociales (Deligne, 1996) et donc, la criminologie (qui n’en fait cependant pas partie si l’on observe les facultés dans lesquelles elle est rattachée). Il s’agissait d’un chapitre court, mais passionnant, abordait l’alimentation des populations.
Aujourd’hui encore, cet épais syllabus à la couverture jaune se dresse à côtés d’autres ouvrages dans ma bibliothèque sans que je ne puisse l’oublier. Il fait partie du terreau qui nourrit mon identité, comme le décrit le philosophe et poète Edouard Glissant. Il fait partie des réflexions qui m’ont ensuite emmenées vers l’anthropologie (UcLouvain).
